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En 2019, j’ai fondé l’école ĀYU pour transmettre le yoga autrement : une pratique décomplexée et inclusive fondée sur des connaissances scientifiques et académiques.
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Aujourd’hui, n’importe qui peut suivre une formation yoga. En un week-end, six mois, en ligne ou à l’autre bout du monde. Le problème n’est pas l’offre de formation en yoga. Le problème, c’est la lisibilité et la qualité de cette offre. Entre intitulés flous, labels peu explicites et promesses parfois déconnectées de la réalité du métier de prof de yoga, il est facile de s’y perdre.
Dans cet article, on vous propose un récap global de ce qui se fait sur le marché de la formation yoga en France, avec quelques repères concrets pour comprendre les formats existants et faire des choix plus éclairés.

En une quinzaine d’années, le paysage du yoga en France a profondément changé. L’augmentation du nombre de pratiquant·e·s et de cours de yoga a entraîné une hausse logique de la demande en professeur·e·s. Résultat : les centres de formation se sont multipliés à grande vitesse.
Aujourd’hui, on trouve des formations yoga partout, portées aussi bien par des écoles structurées que par des studios, des collectifs ou parfois une seule personne.
Cette expansion s’accompagne d’une grande diversité d’intitulés : 200H, 300H, 100H, 50H, modules, immersions, teacher training, advanced training… Si vous débutez vos recherches, ces intitulés vous donnent peut-être une impression de cadre, mais ils ne disent pas grand-chose de la réalité du contenu, du niveau d’exigence ou de la pédagogie proposée.
Avant de se concentrer sur les formats les plus courants, il est utile de poser une vue d’ensemble de ce qui existe réellement sur le marché français, pour comprendre à qui ces formations s’adressent et ce qu’elles sont censées vous apporter si vous les suivez !
On trouve d’abord les formations longues, pensées pour vous permettre ensuite d’enseigner du yoga :
À côté de ces formats, il existe de nombreux formats courts, destinés aussi bien aux professeur·e·s qu’aux pratiquant·e·s avancé·e·s :
Ces formats sont souvent proposés par les écoles de yoga sur des volumes d’environ 50 heures, notamment pour correspondre aux critères du label Yoga Alliance. Ils permettent d’approfondir un champ précis, sans prétendre couvrir l’ensemble des compétences nécessaires à l’enseignement du yoga.
Il est aussi utile de distinguer ces formations des retraites et des stages, qui occupent une place différente dans un parcours de prof et/ou de pratiquant·e·s. Une retraite est avant tout un temps d’immersion personnelle, centré sur la pratique et l’expérience vécue. Un stage, quant à lui, s’apparente davantage à une exploration ciblée, généralement sur quelques jours ou une semaine, autour d’un thème ou d’une famille de postures. Ces formats ne suivent pas la même logique pédagogique qu’une formation structurée, mais ils jouent un rôle important dans l’enrichissement de la pratique. Ils peuvent donc aussi contribuer à perfectionner votre enseignement si vous êtes prof, car votre pédagogie se nourrit toujours de votre exploration personnelle !
La formation 200 heures est aujourd’hui le format le plus répandu pour celles et ceux qui souhaitent devenir professeur·e de yoga.
Le format 200H répond aux normes de la certification Yoga Alliance. Créée aux États-Unis dans les années 90, cette organisation privée a proposé un cadre de critères minimaux pour les formations professorales. Ce label a émergé pour faire face au manque d’encadrement du métier (et des parcours de formation) de professeur·e de yoga.
Concrètement, Yoga Alliance vérifie que les cursus accrédités remplissent bien les exigences de volumes d’heures et leur répartition des catégories de contenu. Mais l’organisation ne contrôle pas la qualité pédagogique, la profondeur des contenus dans chaque module, la méthodologie de transmission des connaissances ou encore les qualifications des formateur·ice·s.
En France, il n’existe toujours pas de diplôme d’État obligatoire pour enseigner le yoga, même si une certification professionnelle est apparue désormais, avec un périmètre encore limité. Aussi un cursus en 200H certifié Yoga Alliance s’est imposé comme le standard nécessaire pour devenir prof. Mais s’il s’agit de sélectionner la formation qui vous apportera les compétences pour devenir un·e bon·ne prof, ce label n’est pas un critère suffisant !
Une formation 200H sérieuse a donc avant tout un objectif clair : vous permettre de savoir enseigner le yoga quand vous en sortez ! Elle peut aussi s’adresser à des pratiquant·e·s avancé·e·s, qui souhaitent approfondir leur pratique mais n’ont pas vocation à enseigner. Mais son but pédagogique premier doit être la transmission du yoga.
Cela implique plusieurs éléments clés :
Choisir une formation 200H, ce n’est donc pas seulement regarder un nombre d’heures ou un label. C’est analyser ce que la formation permet concrètement de faire à la sortie. Pour vous aider à mener cette analyse, nous vous avons concocté un guide complet, avec les pièges à éviter !
Sur le marché, les 200H existent sous des formats très variés : intensifs sur un mois, étalés sur plusieurs weekends ou en 2 immersions, ou encore formation entièrement en ligne.
Si les formats à distance peuvent avoir du sens pour certains apprentissages, un cursus 100 % en ligne comporte de vraies limites pour une formation initiale d’enseignant·e. Apprendre à guider un groupe, observer des corps, ajuster sa voix, sa présence et sa pédagogie demande des interactions réelles. Pour ce type de formation yoga, l’absence totale de présentiel réduit fortement la qualité de l’apprentissage.
Les formats intensifs en présentiel sont également courants pour les cursus 200H. En quelques semaines, parfois sur des journées très longues, tout est concentré pour donner le sentiment d’un apprentissage rapide et complet. Cette formule a des atouts : elle crée une vraie rupture avec le quotidien, elle favorise une forte dynamique de groupe et peut être vécue comme une expérience marquante.
Mais du point de vue de l’apprentissage, elle a de gros inconvénients. L’assimilation de toutes les connaissances nécessaires à l’enseignement nous semble trop intense sur un tel format ! Le corps et l’esprit fatiguent, les informations s’empilent et il reste peu d’espace pour les expérimenter et se les approprier.
Une formation répartie sur plusieurs mois, en plusieurs immersions ou weekends, offre un autre rythme. Il permet de pratiquer entre les modules, d’observer ce qui se passe sur le terrain, de revenir avec des questions concrètes et d’ajuster sa compréhension au fil du temps. Car apprendre à enseigner le yoga, ce n’est pas seulement comprendre des concepts, c’est les éprouver, les remettre en question et apprendre à les adapter à des situations réelles, ce qui demande du temps.
Les formations yoga plus courtes se sont considérablement développées, car elles s’adressent à de nombreux publics. Que vous soyez un·e prof cherchant à approndir une thématique ou à vous spécialiser, on un·e pratiquant·e passionné·e qui veut mieux comprendre certains aspects du yoga, les formats courts autour de 50H sont l’idéal !
Certaines formations courtes permettent de se spécialiser dans une pratique complémentaire, comme le yin yoga. Chaque type de yoga repose sur des intentions, des rythmes et des effets spécifiques recherchés sur le corps et le système nerveux. Les enseigner ne s’improvise pas et requiert de se former à leur approche spécifique. D’ailleurs, certain·e·s professeur·e·s qui commencent à les enseigner sans formation dédiée, réalisent ensuite en se formant que leurs choix manquaient de cohérence ou de précision. Ce type de formation spécialisée permet justement de poser un cadre clair et d’enseigner avec plus de justesse.
D’autres formats abordent des champs connexes au yoga, comme la mobilité ou le mouvement fonctionnel. Ils sont complémentaires parce qu’ils proposent d’autres manières de bouger, en sollicitant des zones peu explorées dans une pratique de yoga classique ou en travaillant la souplesse de façon active plutôt que passive. Ces approches enrichissent la compréhension du corps en mouvement, mais elles nourrissent aussi directement l’enseignement : elles offrent une palette d’exercices variés pour préparer le corps aux postures, moduler l’effort et accompagner les élèves de façon plus progressive et plus adaptée.
L’anatomie et la philosophie du yoga sont deux domaines qui gagnent à être approfondis sur des temps dédiés. Car, si vous avez suivi une formation 200H, vous le savez, c’est bien trop court pour aborder tous les sujets de façon détaillée, particulièrement dans ces deux matières. En tant que pratiquant·e·s également, suivre des cours de yoga en studio ou participer à des ateliers spécifiques ne permet pas d’approfondir des outils intéressants quand on veut aller plus loin dans l’adaptation de la pratique aux contraintes de son propre corps ou la compréhension des courants philosophiques qui soutiennent le yoga postural !
Ainsi les formations courtes sur ces deux thématiques, anatomie et histoire et philosophie, s’adressent autant aux professeur·e·s qui veulent affiner leur pédagogie qu’aux pratiquant·e·s avancé·e·s qui souhaitent aller plus loin sans forcément enseigner. Dans ce cas, elles sont souvent plus pertinentes qu’un 200H, car elles permettent de creuser un sujet précis, sans la contrainte de la polyvalence attendue d’une formation initiale.
Les stages de pratique avancée occupent une place à part. Ils ne sont pas des formations au sens strict, mais ils apportent beaucoup aux profs comme aux pratiquant·e·s curieux·se·s. Ils permettent d’explorer des familles de postures plus avancées, au sens de plus complexes à préparer et moins abordées en studio, souvent par manque de temps, comme les arm balance et inversions.
Pour la pratique personnelle, ces stages favorisent l’autonomie, la précision et la compréhension fine des actions corporelles en jeu dans ces postures plus challengeantes. Pour l’enseignement, ils nourrissent la créativité et enrichissent la palette d’exercices proposés en cours.
Vous l’avez compris à ce stade, enseigner le yoga ne se résume pas à ce que l’on apprend lors de son premier 200H. Les connaissances évoluent, les publics changent, les corps rencontrés sont toujours différents. Les besoins de se spécialiser peuvent apparaitre au fil de votre enseignement et des situations rencontrées chez ses élèves. Aussi la formation continue est donc au coeur du métier de prof de yoga ! Elle permet d’actualiser ses connaissances, d’affiner sa pédagogie et de gagner en précision. C’est particulièrement vrai pour des domaines comme l’anatomie appliquée, où les apports scientifiques récents viennent nuancer des idées longtemps transmises sans recul.
Choisir une formation yoga n’est pas une décision anodine. Se former, ce n’est pas cocher une case. C’est choisir une manière de pratiquer, d’enseigner et de regarder les corps. Dans un marché foisonnant, prendre le temps de comprendre les formats, les intentions pédagogiques et les limites de chaque cursus est déjà un premier acte d’esprit critique. Si vous cherchez des formations pensées comme des outils concrets, ancrées dans les connaissances actuelles, et construites avec nuance et respect des corps, découvrez nos formations. Elles s’adressent à celles et ceux qui souhaitent pratiquer et enseigner avec discernement.
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