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En 2019, j’ai fondé l’école ĀYU pour transmettre le yoga autrement : une pratique décomplexée et inclusive fondée sur des connaissances scientifiques et académiques.
Hello, moi c'est Manon !
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Si vous voulez devenir prof de yoga, vous pensez peut-être qu’une formation yoga certifiante sera plus qualitative et reconnue par l’état. Mais que veut dire “certifiante” ? Est-ce qu’une formation certifiante est bien reconnue par l’état ? Et est-ce que c’est vraiment suffisant comme critère de qualité ? On vous détaille tout ce que vous devez savoir dans cet article !

En France, une certification n’est pas un terme marketing. C’est un cadre juridique précis. Une formation est dite certifiante lorsqu’elle prépare à une certification professionnelle enregistrée auprès de France Compétences, l’organisme public qui régule les certifications et diplômes professionnels.
Concrètement, cela signifie plusieurs choses :
Dans ce cadre-là, ce n’est pas la formation qui est “certifiée” au sens large, mais bien les compétences d’une personne, validées à l’issue d’un processus officiel.
Le problème, c’est que dans le langage courant, et encore plus dans le marketing des formations, le mot “certifiant” est souvent utilisé pour parler de tout autre chose : un label privé, une accréditation interne, une reconnaissance entre écoles, ou simplement une attestation de fin de formation. Dans la formation en yoga, cet amalgame est permanent.
Le métier de professeur·e de yoga n’est pas réglementé par l’État comme peut l’être celui de coach sportif·ve. Il n’existe donc pas de diplôme de professeur·e de yoga obligatoire pour donner des cours de yoga (même si une certification d’État existe, on en reparle juste après). Pour comprendre pourquoi, il faut revenir un peu en arrière.
Le yoga s’est développé en Occident surtout à partir du milieu du XXᵉ siècle, avec une forte accélération dans les années 1990-2000. Studios indépendants, enseignant·e·s autodidactes, transmissions de maître à élève, formations privées… le yoga s’est structuré en dehors des cadres institutionnels classiques.
C’est dans ce contexte qu’est née aux Etats-Unis dans les années 90, Yoga Alliance, devenue depuis une organisation de renommée internationale. L’idée de départ : proposer un cadre commun à des formations très hétérogènes, dans un marché en pleine explosion. Yoga Alliance a donc défini des standards d’heures, de contenus, de formats. Et très vite, ces standards sont devenus la référence mondiale.
Résultat : quand on parle aujourd’hui de “formation de yoga certifiante”, on parle dans la majorité des cas… de Yoga Alliance. Sauf que cette “certification” n’a rien à voir avec la définition officielle que l’on vient de voir.
Autre source de confusion fréquente : qui est réellement certifié ? Le cursus, l’organisme de formation ou l’élève ?
Dans le cas d’une certification d’État, ce sont les compétences de l’élève qui sont certifiées, après évaluation.
Dans le cas de Yoga Alliance, le système est très différent :
Autrement dit : une fois la certification Yoga Alliance obtenue par l’école, toutes ses formations sont labellisées selon les standards de cette organisation. On verra juste après qu’il n’y pas de lien réel entre la qualité pédagogique des cursus dispensés par l’école ou le niveau réel des élèves et l’obtention du label.
Il existe deux types de certification (dans le sens large employé dans le langage courant), le label Yoga Alliance et la certification d’État.
Pour Yoga Alliance, il s’agit davantage d’un système d’enregistrement et de labellisation privée que d’une certification au sens professionnel du terme.
Comme on l’a vu précédemment, l’organisation Yoga Alliance n’est ni un ministère, ni une instance officielle, ni une école. Pourtant, elle a complètement modelé les formations de yoga : c’est elle qui est à l’origine des standards qui sont adoptés par la plupart des écoles dans le monde.
Grosso modo, vous avez 3 types de formations : la formation initiale (ou 200h), la formation avancée (ou 300H) et les formations continues, souvent de 30 à 50 heures, et qui portent sur une thématique précise ou un style de yoga comme le yin ou le prénatal.
Une fois une école certifiée Yoga Alliance, elle peut utiliser les 3 labels de l’association sur les certificats de fin de formation : RYS 200 (Registered Yoga School – 200 heures), RYS 300 (Registered Yoga School – 300 heures) et YACEP 50 (pour Yoga Alliance Continuing Education Provider).
Pour qu’une école soit certifiée, rien de plus simple : il suffit de respecter un nombre d’heures minimum pour chaque formation, et de payer une cotisation annuelle.
Leurs élèves, une fois formé·e·s, peuvent aussi s’enregistrer comme RYT 200 (Registered Yoga Teacher – 200 heures) puis 300, 500 ou 1000. Pour ça, iels doivent envoyer la copie de leurs attestations de formation labellisées Yoga Alliance et payer une cotisation annuelle !
Donc comme vous le voyez, cette certification a surtout un enjeu financier.
Comme c’est le label le plus connu, il représente un gage de qualité dans l’imaginaire collectif et les élèves continuent de le demander. Pour répondre à cette demande, les écoles continuent de s’y affilier.
Pourtant, il ne garantit pas la qualité des formations. Il n’y a aucun contrôle des programmes ni des formateurs ou formatrices. Il n’y a pas non plus de vérification des connaissances des élèves après avoir suivi la formation.
En fait, il suffit de renouveler son paiement annuel pour conserver le sceau du label et son accréditation.
Certaines formations de yoga (le plus souvent : des formations 200h) préparent à une certification inscrite au Répertoire Spécifique de France Compétences. Ces formations préparent donc à une certification d’état officielle !
Pour ce type de formation de yoga, l’état impose des objectifs pédagogiques à atteindre et un certain niveau de compétence de la part des élèves.
Ici, le niveau des élèves est réellement contrôlé : les élèves doivent passer des examens à l’issue de la formation devant un jury externe à l’école qui aura formé les élèves.
Avec cette certification vous avez une première garantie que la formation permet d’atteindre le niveau de compétence exigé par l’État. Elle implique que la formation doit être suffisamment bien construite pour que les élèves atteignent ce niveau. C’est donc un excellent premier pas pour garantir une certaine qualité dans le contenu de la formation.
Mais elle n’empêche pas que chaque organisme reste libre dans le choix du contenu délivré au cours du cursus, qui peut être basé sur des informations sourcées et approfondies ou sur des généralités approximatives, comme dater sans nuance le yoga de 5000 ans par exemple. C’est pour cela qu’il est indispensable, même pour une formation qui prépare à la certification d’État, de vérifier les savoirs qui seront réellement abordés dans le détail du programme !
À part la certification d’état, il n’y a aucun autre diplôme reconnu. Et ce, même si la formation est vendue comme “certifiante” avec le label Yoga Alliance par exemple. Il ne faut pas confondre label privé accessible seulement en payant, et certification d’état encadrée.
On l’a vu : être une formation de yoga “certifiante” ne suffit pas à garantir qu’elle vous permettra réellement d’enseigner, ni qu’elle vous donnera des bases solides et durables. Pour faire un choix éclairé, il y a d’autres critères, souvent bien plus révélateurs, à analyser de près. Pour vous aider à faire votre choix, nous vous avons concocté un guide détaillé pour vous poser les bonnes questions et identifier les pièges courants.
Savoir pratiquer le yoga et savoir l’enseigner sont deux choses différentes.
Une formation sérieuse ne se contente pas de proposer au programme les modules incontournables (anatomie et physiologie du mouvement, philosophie du yoga, pratique des postures, pédagogie et séquençage). Car, cela peut aussi bien être enseigné de façon très théorique et standardisée, avec un enchaînement de séances constituées de pratiques, d’alignements et de consignes types, sans nuance ni adaptation aux corps en présence.
Un bon programme de formation doit vous donner les savoirs théoriques nécessaires mais aussi vous apprendre à observer, adapter, expliquer, corriger sans imposer. Il laisse de la place à la pédagogie, à une application concrète de l’anatomie au mouvement, ainsi qu’à la compréhension des corps des élèves, des limites possibles dans les postures et des adaptations nécessaires. Pas pour réciter un discours, mais pour être capable de prendre des décisions sur le tapis, en situation réelle.
Enseigner, ça s’apprend en enseignant. Les formations les plus utiles sont celles qui intègrent de vraies mises en situation pour affiner votre expérience : donner des cours, guider des groupes, recevoir des retours, se tromper, ajuster.
Sans ces temps de pratique pédagogique, beaucoup de personnes sortent de formation avec un certificat… et une grosse appréhension à l’idée de donner leur premier cours.
Les mises en situation encadrées permettent de construire une confiance progressive et réaliste, loin de l’idéal du “prof parfait”. Là encore, c’est un critère clé à vérifier avant de choisir un cursus.
Avec l’explosion des offres de formation en yoga, on trouve une multitude de formats. Principalement l’intensif sur quatre semaines d’un côté et des formats plus étalés sur plusieurs mois de l’autre. Et le choix du format de son parcours de formation n’est pas un détail logistique. Il conditionne la manière dont vous allez intégrer les connaissances.
Selon nous, les formats intensifs sont souvent contre-productifs : la surcharge d’informations et la fatigue physique et mentale peuvent empêcher la mémorisation et nuire à la qualité de votre apprentissage.
À l’inverse, les formats étalés dans le temps offrent de nombreux avantages. Par exemple, deux immersions de 12 nuits ou plusieurs week-ends répartis sur plusieurs mois combinés à une immersion d’une semaine, permettent :
Un rythme étalé favorise donc une véritable intégration des connaissances, la construction d’une posture d’enseignant solide et la capacité à transmettre le yoga de manière nuancée et respectueuse. C’est un critère à regarder de près lorsque vous choisissez votre formation.
Enfin, la qualité d’une formation repose largement sur celles et ceux qui la transmettent. Une équipe pédagogique expérimentée, c’est une équipe qui enseigne depuis longtemps, qui continue de se former, qui sait remettre ses pratiques en question, et qui est capable d’accompagner des parcours variés.
Ce n’est pas une question de notoriété ou de réseaux sociaux, mais de capacité à transmettre avec clarté, nuance et respect des corps. Prendre le temps de regarder qui sont les formateurs et formatrices, leur parcours, leur manière d’enseigner, est souvent plus parlant que n’importe quel label.
Alors, une formation yoga certifiante, ça existe vraiment ? Oui, mais pas toujours sous la forme qu’on imagine. En dehors de la certification d’État, le terme est souvent utilisé pour désigner des labels privés, comme Yoga Alliance, qui n’évaluent ni les compétences réelles des élèves, ni la qualité pédagogique des formations. Plutôt que de vous arrêter au mot « certifiante », l’enjeu est de choisir un cursus qui vous donne des compétences solides et évaluées, une vraie capacité à enseigner, et une compréhension nuancée du yoga, respectueuse des corps et des personnes. Chez ĀYU notre formation 200h est à la fois labellisée Yoga Alliance et proposée dans une version préparant à une certification d’État. Un choix qui permet de répondre aux attentes du marché tout en garantissant un niveau de compétence réellement évalué. Découvrez notre formation 200h et si notre approche correspond à votre vision de l’enseignement du yoga.
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